Comment ré-apprendre à rire

école du rire, apprendre à rire

Je voudrais vous faire part de la façon dont j’ai découvert la meilleure école du rire.

En fréquentant cette école du rire accessible à tous, j’ai également découvert ma capacité à entraîner toute une salle à rire de bon coeur.

 

Pour commencer, je dois confier que je ne suis pas particulièrement extraverti.

Eh, oui, mon éducation m’a plutôt appris à ne pas exprimer mes émotions…

Heureusement, j’ai pris les choses en main et je vous raconterai cela plus tard, mais revenons en à notre fameuse école du rire.

 

La honte de rire

Je me suis surpris un jour lors d’un dîner avec des amis à observer la situation alors qu’une bonne blague venait d’être lancée.

Certains de mes amis riaient à gorge déployée et moi, je souriais « presque timidement » n’osant pas exprimer le son de mon rire, un peu comme si j’en avais honte.

J’avais effectivement l‘impression de ne plus savoir rire et je ne vous cache pas que ce fut un bien triste constat.

Je me suis alors dit qu’il fallait faire quelque chose et je n’avais pas encore songé à l’école du rire…

 

Une salle obscure en guise d’école du rire

J’ai longtemps cherché comment je pouvais m’y prendre car, je me sentais de plus en plus gêné à chaque fois que je « devais » rire en public.

La solution m’est apparue comme une évidence, un soir où je me trouvais seul au cinéma.

Je regardais une comédie et les situations étaient toutes plus drôles les unes que les autres.

Pour autant, le public devait être endormi ou avoir la même difficulté que moi, car je n’entendais pas un rire, pas même un souffle.

Je me suis dit que c’était le lieu idéal pour essayer de changer mon attitude.

L’obscurité me préservait en effet du regard d’autrui et je pouvais alors donner libre cours à mes expérimentations.

Je me suis donc entraîné à modifier progressivement mon comportement en :

  • Commençant à sourire des situations drôles
  • Exagérant le trait en tendant les muscles de mes zygomatiques
  • Expirant fortement lorsque je commençais à sourire
  • Me forçant à ajouter à cela une petite onomatopée du genre ‘ahah’, ‘hehe’ ou hihi’…
  • ….

Bien sûr, j’étais loin d’avoir retrouvé complètement mon rire et en même temps j’avais la sensation d’avoir progressé.

Ce qui était réconfortant c’est que je pouvais continuer à faire ce travail sur moi « dans le noir » sans que personne ne soit au courant de ce que je faisais, ni puisse juger la qualité de mon rire là où il en était.

J’ai donc fréquenté de plus en plus souvent cette école du rire obscure et suis devenu un grand amateur des comédies au cinéma.

Progressivement, j’ai trouvé de l’aisance dans ces petits « hihi », « haha », héhé » et j’ai rendu de plus en plus puissantes les expirations lorsque je commençais à sourire.

À l’écoute de ce qui se passait à l’intérieur de mon corps, j’ai commencé à ressentir des sortes de saccades dans mon souffle.

La surprise était que curieusement elles n’étaient pas issues de ma propre volonté, elles étaient naturelles.

J’étais persuadé d’être sur la bonne voie et j’ai alors décidé de me laisser envahir par ce qui venait naturellement.

Puis, je me suis efforcé d’entretenir et même d’amplifier ce phénomène… 

 

Un résultat bien au-delà de mes espérances

Effectivement, rapidement, je me suis rendu compte que je riais naturellement et que je me sentais confortable dans cette nouvelle attitude.

En plus, le son que produisait mon rire, le comportement que j’avais en riant me plaisaient également. J’en étais presque fier.

Je venais de me ré-approprier mon rire et j’étais près à le confronter aux regards des autres.

 

Et c’est là que la cerise sur le gâteau est arrivée.

Maintenant habitué à mon école du rire obscure, je m’y rendais régulièrement en continuant à développer mon propre rire.

À l’aise dans ce rire et l’état d’esprit qui va avec, je me rendis compte, que je riais souvent le premier dans les salles de cinéma, comme si les personnes autour de moi n’osaient pas à leur tour et par courtoisie « gêner » les autres en faisant du bruit, ou tout simplement n’osaient pas exprimer leurs émotions.

Et quelle fut ma surprise lorsque je me rendis compte que mon propre rire permettait de déclencher le rire de ces personnes, comme si le fait d’entendre un rire (le mien en l’occurrence) leur donnait la permission d’exprimer le leur.

Mon rire était devenu communicatif, ce qui signifie qu’il devait être perçu comme sincère.

J’en éprouvais une grande fierté.

Je venais de me découvrir un nouveau talent, celui de rire authentiquement au point de pouvoir entraîner les autres à en faire autant.

Je venais également de découvrir la meilleure et la plus économique école du rire.

 

 

Posez-vous ces questions :

  • Quelle école du rire avez-vous fréquenté ?
  • Comment faites-vous pour rire de bon coeur ?
  • Que ressentez-vous quand vous entraînez les autres à rire ?

 

Répondez en laissant un commentaire ci-dessous.

J’ai très envie de savoir où vous en êtes avec votre rire.

Philippe

 

 

Comments
  1. Chantal
  2. Jk

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