Une nouvelle approche de la gestion de ses émotions

 
cacher ses émotions

Sur un sujet aussi sensible que la gestion des émotions, difficile de parler pour les autres et donc de généraliser.

Cela mérite de prendre un peu de recul.

Alors, voici mon éclairage personnel sur cette vaste question à travers ma propre expérience.

 

Gérer ses émotions: Un exercice impossible pour un enfant

Sans être particulièrement extraverti, je peux dire que j’étais un enfant joyeux, affectueux et démonstratif de ses émotions, actif, aimant attirer l’attention sur lui.

Pour y parvenir, je prenais soin de mon apparence, je me déguisais, je faisais le clown ou je m’efforçais de faire rire mes proches.

Un public conquis d’avance me direz-vous.

Vous avez raison, car j’étais déjà très sensible au regard des autres.

J’avais déjà très peur du ridicule qui conduit à une forme de « mort sociale ». Mais ça c’est un autre sujet que nous aborderons plus tard. 

 

Un homme bien différent

Je me souviens à l’adolescence de m’être surpris à m’observer moi-même rire en me disant que mon rire était  ‘‘horriblement laid’’. Alors, j’ai commencé à m’abstenir de rire…

Adulte, dans certaines circonstances, j’ai entendu dire de moi que j’étais froid. Une petite amie m’avait même dit que parfois je portais un masque et qu’elle ne savait alors pas ce que je ressentais.

Enfin, j’ai été surpris un jour au détour d’un couloir d’entendre des collègues parler de moi en ces termes «Il n’est pas fun ce mec».

Quel choc : L’image que je renvoyais était en total décalage avec ma réalité.

Je m’efforçais tellement d’avoir une apparence professionnelle sérieuse que j’en devenais « pas cool ». En réalité, je faisais la fête jusqu’à pas d’heure, j’étais hyper sportif, pratiquant passionné de kitesurf.

Quel contraste : En réalité dix fois plus cool et fun que la majorité de mes collègues, je ne leur permettais de voir que le Masque Sérieux que je pensais être de rigueur.

Effectivement, j’avais peur de paraitre faible, imparfait, ou plus précisément je ne voulais pas prendre le risque d’être pris à défaut dans ma vie professionnelle par un détail de ma vie privée.

Alors, je ne donnais rien à mes collègues et je gardais tout : ma réalité, mes émotions…

Et ils me le rendaient bien : ils me trouvaient sans « vie ».

 

Mon point de vue

Je constate que notre société et notre éducation nous inculquent, par respect, par pudeur, par convenance sociale, une certaine retenue quant à l’expression de nos émotions et ce dès le plus jeune âge.

N‘avez-vous jamais entendu dire des parents dire à leur enfant :

« Arrêtes de pleurer, tu n’es plus un bébé »

« Arrêtes de rire, ce n’est pas bien de se moquer des autres»

Alors, nous avons tous appris à retenir d’exprimer nos émotions : que ce soit des cris, des larmes ou des rires…

Et puis nous avons aussi compris que c’était un bon moyen pour empêcher les autres de pénétrer dans notre intimité.

Mais au final, c’est nous qui en souffrons le plus, car une émotion qui ne s’exprime pas est comme refoulée. C’est comme si nous refusions de vivre une partie de notre vie. 

Par analogie, que serait une mélodie s’il venait à manquer des notes sur la partition ?

 

 

Mes conseils

Pour commencer, je dois dire que le théâtre a été pour moi une vraie rencontre.

Il m’a permis de me reconnecter à ma propre nature, de redécouvrir et accepter ma propre sensibilité et surtout m’a donné les moyens de pouvoir les exprimer.

Il m’a permis aussi de me confronter aux regards de l’autre dans des situations de faiblesse… Seul sur scène sous les regards impudiques du public, ou sujet (au travers du personnage interprété) à des émotions désagréables en face de mes partenaires.

Fort de cette expérience, je me demande pourquoi vouloir se couper de ses émotions.

Ne serait-ce pas ne plus vouloir exister ?

Certes, il y a des émotions agréables et d’autres beaucoup moins. C’est la vie qui est ainsi faite, avec ces hauts et ces bas. C’est ce qui fait sa richesse et qui rend tout possible.

Et vouloir les contrôler, n’est-ce pas vouloir vivre autre chose que la réalité présente ?

Alors, je recommande vivement de vous accepter pleinement, sans jugement de valeur.

Cela revient à reconnaître votre propre unicité avec vos forces, vos talents propres et aussi vos axes de progrès…

Cela signifie donc qu’au-delà de l’acceptation de votre imperfection, il convient de la revendiquer, d’en être fier, car c’est précisément ce qui fait de vous un être différent des autres, unique et surtout HUMAIN 😉 

Et puis, au diable le jugement des autres.

En effet, la perfection n’est pas de ce monde et sauf erreur, les autres aussi font parti de ce monde 😉

 

 

Interrogez-vous sur ces 3 questions:

  • Que ressentez-vous lorsque vous ne parvenez pas à maîtriser ou exprimer vos émotions?
  • Comment vivriez-vous si vous parveniez à gérer ou exprimer vos émotions?
  • Quels sont les moyens que vous allez mettre en place pour y parvenir ?

 

Répondez à ces questions dans les commentaires.

J’ai hâte de savoir comment vous faites.

Philippe

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